Dans  »quessé » que je m’embarque …

 Il y a quelques semaines, j’ai cliqué sans trop réfléchir sur un mot de 9 lettres :  »CONFIRMER ». Un simple mot de 9 lettres qui va assurément changer une partie de mon année 2015.

Au programme : Manger de l’asphalte

En septembre 2015, je porterai fièrement (agrandissez vos cadres de portes pour ma tête s.v.p.!) le titre de Marathonienne. Je parcourrai 42.2 km dans les rues de notre métropole. Je courrai pendant plus de 4 heures. À la fin de la course, j’aurai assurément mal aux jambes et j’aurai fort probablement une démarche très douteuse faisant retourner quelques tête sur mon passage (malheureusement pas dans le sens flatteur!). Ouin…voulez-vous bien me dire dans quessé que je me suis embarquée!

Juste d’y penser, ça me donne la frousse. J’ai comme plus grande distance à mon actif 21 km et jamais encore je n’ai terminé un demi-marathon en me disant  »ben coudonc, j’aurais envie de repartir courir une autre 21km! ». Euhhh Non merci!!!!

J’ai toujours terminé mes 21 km en me disant qu’il était à peu près temps! Au 18ème km, je fesse toujours le fameux mur et je me dis à toutes les fois:   »Veux-tu ben me dire qu’est ce que je fais icite à courir comme une perdue dans la rue! »

C’est donc tout un défi que je m’offre là! Physiquement oui, mais encore plus mentalement. Mais si ça avait été facile de m’inscrire, si je n’avais pas de doute et que je n’avais pas hésité deux secondes avant de peser sur le fameux bouton  »Confirmer », alors il ne s’agirait pas d’un défi. Si je n’avais pas le maudit trac juste en m’imaginant sur le pont Jacques-Cartier avec mon dossard du full Marathon, bien ça ne serait pas pantoute aussi excitant!

Lorsqu’on s’entraîne à la course à pied, on cours très rarement notre distance butoir avant le jour J. Habituellement la plus grande distance couru en entraînement correspond à environ 80% de la distance visée. Dans mon entraînement pour mon marathon, je courrai tout au plus 36 km/42.2 km. Il y a donc toujours un challenge (en tout cas pour moi!) à savoir si on va arriver à courir notre distance lors du jour J. Et pour le 20% de course qu’on a encore jamais couru, tout se passe entre nos deux oreilles. Le mental !!
Pour certains, c’est leur pire ennemi, pour d’autres, leur meilleur allié. Il faut savoir le travailler.
Aussi niaiseux que ça puisse paraître, courir un 5 km peut parfois être pénible alors que deux jours avant, on a couru le double. Tout est une question de mental.

Et c’est cette question de mental qui rend la course si agréable et complète comme sport. C’est un combat avec soi-même qui apporte une sacré dose de fierté lorsque nos pieds passent sur le fil d’arrivée!

Et c’est cette même fierté qui va m’envahir le 20 septembre prochain au moment ou je poserai mes deux pieds sur le tapis au fil d’arrivée et que je recevrai ma médaille de marathonienne. Je pourrai alors crier  »Mission accomplie! »

Des heures, des semaines, des mois d’entraînements, pour ENFIN avoir mon titre de marathonienne. Parce que l’accomplissement de soi-même vaut toute la souffrance de l’entraînement – et du post entraînement ;-).